Pourquoi ce 11 janvier est il, à la réflexion, une bonne date pour la FUMG ?
Parce que si la médecine générale dans les facultés et l’enseignement dans nos cabinets est une réflexion quotidienne pour la plupart d’entre nous et depuis plus de 20 ans pour certains (que je salue), elle est, semble-t-il, une découverte pour ceux de nos interlocuteurs dans les ministères qui sont à même de faire avancer les dossiers ;
Parce que ces personnes, à priori respectables, qui ont des textes nouveaux pour orienter leurs travaux et qui semblent prêts à avancer comprendraient mal que l’on tienne leurs efforts pour nuls ;
Parce que si nous avons un soutien dans le monde universitaire ce sont les doyens qui sont de plus en plus conscients de notre travail de fond, et sollicitent nos avis mais qui ne pourrons pas résister longtemps aux « ultra anti MG » si la bonne marche de leur faculté est entravée ;
Parce qu’il fallait être pour le coup vraiment naïf en espérant un produit finit à nos mesures en sortant d’une telle réunion qui avait toutes les allures d’une séance de travail de défrichage dans l’esprit des tutelles (malgré notre vision du travail COLOSSAL fourni par nos négociateurs que j’admire pour leur enthousiasme et leur opiniâtreté) ;
Parce que des chiffres ont été affichés en face de chaque ligne et qu’il y a donc matière à négocier encore et encore ;
Parce que le concept global qui a mis en place les MdS est tellement ubuesque, qu’il faut s’y reprendre à plusieurs têtes (déconnectées des élections) pour penser et écrire un statut des ECA cohérent ; mais la voie est là aussi enfin ouverte ;
Parce que nous avons entrepris déjà beaucoup avec nos internes et que je ne pense pas que éthiquement on puisse les lâcher en cours de DES ;
Parce que les répercussions de nos actions sur le monde professionnel peuvent être très fortes et bousculent « les droits acquis » et leurs représentants. Et que si nos idées étaient si implantées parmi nos confrères, le SNEMG aurait 60 000 adhérents ;
Parce que si les enfants au collège avaient pour héros de BD, de série culte ou de jeux vidéo « le Docteur Merveille, médecin de famille » alors le choix à l’ENC serait naturellement en notre faveur, et les politiques en campagne s’entoureraient de nos avis ;
Mais qu’en attendant ce jour, nous ne devons pas perdre l’habitude d’avoir les manches relevées, d’exister et de résister dans nos Départements, encore et encore pour soutenir nos représentants et réclamer avec eux de tailler à nos mesures cette filière universitaire qui existe en catalogue, qui aura comme en haute couture quelques exemplaires puis passera en prêt-à-porter de qualité, parce que « nous le valons bien » !
Alors pas de défaitisme, la cause est juste et noble, nous gagnerons au moins l’estime de n’avoir pas renoncé, bonne année !
Gilles CLEMENT MG -PU