Bonsoir à toutes et à tous, Devant la réalité, il nous faut nous rendre à l’évidence.
La FPC que nous avions jusqu’à aujourd’hui développée, promue, expertisée et validée n’est pas dans les attentes ou tout au moins dans les financements de nos « décideurs ».
Nous sommes confrontés à la problématique suivante : le DES de médecine générale est défini entre autre, par un encadrement réalisé par des maîtres de stage, par des tuteurs, par des enseignants formés à la recherche en médecine générale et ce, dans le cadre d’une filière qui répond à un cahier des charges écrit et contrôlé.
Des enseignements facultaires sont dispensés, et notre société attend de nous de former des professionnels de santé compétents au terme des ces trois ans de DES.
Comment pouvons-nous actuellement assurer cette mission ? Sans formations appropriées, il ne semble pas crédible, dans la société actuelle qui promeut l’évaluation des pratiques, la certification et la validation des compétences, de dispenser un enseignement de qualité. CNGE formation ne peut pas assurer la mise en place de plan de formations qu’il est seul à promouvoir.
Par conséquent, la pédagogie de maîtrise de stage, le tutorat, la formation de formateurs et l’ensemble des thèmes dispensés et développés sur les compétences propres de la médecine générale ne sont plus à l’ordre du jour.
Loin d’être abattue, je veux témoigner ici ma stupeur et mon incrédulité.
Soit une incompréhension ou une non information s’est glissée dans les arcannes administratives et politiques, soit il est clair que nous sommes victimes d’un vol de compétence.
Je pose la question : que faire demain pour enseigner à nos internes de troisième cycle la profession que la société attend d’eux ?
Les facultés ont besoin de tuteurs, de maîtres de stage, d’enseignants, de directeurs de thèses. Où doivent-ils se former demain ?
Merci de vos réflexions,
Anne Bottet, CNGE formation.